Le Make-up ; cette illusion qui révèle le besoin profond de plaire aux autres

Primo Levi, écrivain et docteur en chimie italien connu pour son livre “Si c’est un homme”, dans lequel il relate son emprisonnement dans un camp de concentration, partage un conseil de survie essentiel donné par un codétenu :  

“Il est important de se laver, de cirer ses chaussures, de continuer à se respecter pour rester un homme.”

Primo Levi – Si c’est un homme

La pandémie actuelle a redistribué les cartes du quotidien. Télétravail, port du masque et confinement ont remis en question des rituels installés depuis longtemps. Finalement, le maquillage a-t-il encore du sens? Alors que beaucoup de femmes ont amoindri cette étape, ce phénomène questionne les raisons intrinsèques qui nous poussent à prendre soin de notre apparence. 

Skincare don’t care 

Rassurez-vous, fort heureusement notre monde n’a pas eu besoin d’une crise sanitaire mondiale pour alléger les pinceaux de ces dames (et messieurs). Venue du Japon, la méthode du “skin fasting”, c’est-à-dire le “jeûne de la peau”, consiste à ne plus rien étaler sur son visage pendant un certain temps. Exit les cosmétiques et les soins : seule l’eau claire est admise. Une diète cutanée qui redonne des forces au portefeuille, mais aussi (et surtout), qui devrait raviver l’éclat de l’épiderme. 

I washed my hair back and front 

Les cheveux aussi ont testé pour vous la fameuse “cure de sébum”, incontournable peu attirant de 2020, ayant néanmoins fait ses preuves au début du printemps. En effet, ne plus se laver les cheveux pendant un mois les rendrait plus beaux. 

Lubies saisonnières ou routines un chouïa extrême, une chose est sûre : sans qu’on l’ait chassé volontairement, le naturel revient au galop.

Une tendance qui a pris l’ascenseur 

La mode du “nude” ou maquillage qui ne se voit pas existait déjà avant la crise sanitaire. Des personnalités comme Alicia Keys, Gwyneth Paltrow ou encore Reese Witherspoon ont abandonné les filtres cosmétiques et/ou multiplient les apparitions sans artifices sur les médias sociaux. Un mouvement sociétal grandissant et réduisant considérablement la taille des trousses de make-up. 

Enfermement, couvre-feu, télétravail, port du masque, etc. Ces mesures sont intervenues en qualité d’accélérateurs. On se questionne dans sa salle de bain. Visage nu, “on se met à nu”, face à face avec ses contradictions. Finalement le temps passé devant le miroir a-t-il encore sa raison d’être lorsque les interactions sont minimisées? Pour qui et pourquoi je prends soin de moi? La réponse vous appartient. Une chose est sûre, cette assignation à résidence nous a permis à tous de faire le point, voire même le tri dans ce que nous souhaitons, garder, enlever ou consolider dans notre routine quotidienne. 

Lorsqu’on se retrouve seul spectateur de ses habitudes, on devient alors plus conscient des comportements à applaudir. Plus la possibilité de faire du mimétisme avec le voisin. Il s’agit donc de comprendre ce qui nous fait réellement du bien. Loin de là l’idée de diaboliser le milieu des cosmétiques et l’ensemble des rites instaurés pour se pomponner. La qualité d’une vie dépend des questions que l’on se pose et des réponses qu’on fournit. Peu importe les étapes qui composent votre routine : tant que cette dernière vous fait sourire, vous possédez alors le plus indispensable des maquillages self made!

Chez Kamak on vous encourage à être vous-même, dans tous les sens du terme. Libérés de tous artifices ou un vrai feu d’artifices, mais sans sacrifices! 

À bientôt pour un prochain article!  


Source :

https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2021/02/11/je-fais-juste-mes-yeux-le-covid-19-va-t-il-demaquiller-les-femmes_6069633_4497916.html

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